Sans doute parce qu’elle perturbe l’ordre du raisonnable, la réalité luxuriante du plumage du coq dépasse largement l’idée générique que nous avons de cet animal. Ses couleurs, ses textures ne répondent pas aux consensuelles règles décoratives du lisse, de l’ordonné et de l’homogène, emblématiques de la pondération ménagère .« L’économie était sa vertu, la soupe son affaire » (A. de Lamartine). Le coq de Bantham, or, bleu, rouge, mordoré, brun et noir aux plumes bouffantes, lissées, ébouriffées, en panache ou peignées serait, s’il n’avait pas été imposé par la nature, une provocation au bon goût.

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